Santoxico est à la fois un personnage de bande dessinée, un concept musical, un style graphique, une recherche anthropologique, une performance contée…

  

A l’origine, il s’agit d’un travail artistique audiovisuel de Cristobal Rio sur la médiatisation des activités violentes des narcotrafiquants dans des journaux hebdomadaires au Mexique. Une extrême violence banalisée à la portée des enfants comme la démonstration d’une société tirant vers le bas. Cette démarche s’est croisée avec les travaux d’écriture d’Elodie Valentin. 

 

Aujourd’hui, l’opposition politique mexicaine est surmédiatisée et son commerce souterrain avec les Etats-Unis participe à l’engrenage car fait ressurgir les multiples démons des cruautés présentes sur le continent. Ils sont utilisés comme des sources de contrôle politique subliminal parfois dans les deux Etats. 

 

La lutte pour des droits, la lutte dans l’exil, la lutte pour être compris, la lutte comme expression sportive ou événementielle comme au Mexique avec la Lucha Libre… Elle est rattachée à ces fêtes populaires mercantiles et alcoolisées mais aussi à la culture d’une population métissée en quête d’identité qui tente d’effacer un génocide originel.

SANTOXICO est donc un zombie. Un ancien esclave noir venu d’une Afrique lointaine et fantasmée. Il s’est retrouvé à faire la révolution au Mexique pour échapper aux Etats-unis. Réfugiés au XIXe siècle , sa communauté, les Mascogos labourent depuis cinq générations la terre qui leur a été offerte par le gouvernement. 

 

Attrapé, torturé et tué pour une quête de liberté, SANTOXICO s’est nourri d’une terre en sang où les cultures possèdent des pouvoirs spirituels connectés à la nature. 

Rempli de colère, façonné de frustration et de douleur, il resurgit dans un Mexique moderne et avance sur la ligne séparant ses anciens terrains de vie. Véritable créateur de faits divers, légende parmi les vivants, SANTOXICO se retrouve dans la fête, la musique, les fringales de chair et de débauches, sources de plaisirs ponctuels.  

Un black mexican luchador hors pair qui aime lutter à visage découvert (si on peut appeler ça un visage) lors des soirées endiablées des recoins perdus des villes frontalières. Considéré et adoré par certains comme un saint païen d’un temps moderne toxique, il est vu par d’autres, comme une rock star dont les pires atrocités de violence et d’horreur font la une des réseaux sociaux… »

 

Cristobal Rio / Elodie Valentin https://journalisme797865367.wordpress.com/

 

Arrangements sons: ReV

 

Teaser Mix:
US GIRLS « Velvet for sale », NEIL YOUNG « Deadman BO », KEVIN MORBY « Harlem river », DEAD WEATHER « Will there be enough water », THE KILLS « Doing it to death », IDIOT SAINT CRAZY ORCHESTRA « Le prince de ce monde », GUS GUS « Featherlight », BOY HARSHER « Pain », IDIOT SAINT CRAZY ORCHESTRA « The sea of paradise », PLANNINGTOROCK  » Let’s talk about our gender ».